04 septembre 2009
Celui qui avait un gros coup de flip...
Pour le coup, je ne vais rien extrapoler, rien romancer. Tout est la pure réalité...
Ma stagiaire, M. et moi...
On est 3. On se ressemble trait pour trait. Je me vois en eux. Eux, d'une manière assez similaire, se voient en moi. Quand on est avec l'un, on a l'impression d'être avec l'autre. Quand on est les 3 ensemble, on se voit. On a les même passions, on pense pareil sur tout. On a beaucoup de notre passé en commun. On sait qu'on est pareils... Mais on se le dit pas... Enfin du moins, M. et moi car pudeur et fierté masculine font que... Car j'ai rapidement compris que stagiaire et moi étions pareils... et je lui ai donc innocemment dit un jour : "tu me fais penser à moi". Ce à quoi elle me répond : "je suis toi, tu es moi. Où est le mal?"
Chacun à toutefois une facette plus développée de tel ou tel aspect. Moi, c'est la perversion. Stagiaire, c'est la manipulation. M. c'est la destruction.
J'arrive pas à mettre de l'ordre dans mes idées. Situation ambigüe en tout point.
Les deux se tournent autour. Enfin là, arrivé à ce stade, c'est même plus se tourner autour.
Stagiaire m'en a parlé. Elle m'a tout expliqué. Au risque de passer pour un dingue, je le savais qu'il y avait un truc de louche : y'a comme une sorte de connexion qui fait qu'on peut lire les uns dans les autres au premier coup d'oeil. Elle ne voulait pas que j'en parle à M., qui lui, du fait de cette connexion, a tout de suite compris que j'étais au courant. Mal à l'aise, car bon, forcément il savait que je savais. Et que je peux pas lui mentir.
J'ai vraiment du mal à mettre de l'ordre dans mes idées.
J'ai donc demandé à stagiaire qu'elle dise à M. que j'étais au courant. Quand j'ai voulu lui parler, j'ai commencé avant de finalement me rendre compte que cela ne me regarde pas. Je lui ai donc dit que cette histoire ne me regardait pas. Nous en étions restés là... Hier... On s'est retrouvé tous les 3 à midi. J'ai commencé à leur dire que j'étais comme eux. On a rien répondu, on a souri puis on s'est tus pendant un long moment. y'a des personnes avec qui le silence n'est pas dérangeant.
Ce matin, stagiaire n'allait pas bien. Je viens d'apprendre qu'ils ont fini de jouer : qu'ils sont entrés dans une autre phase de leur relation. platonique toujours, mais autre phase toutefois... Elle s'est mis à pleurer. M. était la raison de ce craquage. Je l'ai réconfortée, on a pris une longue pause, pour rigoler un peu. Elle n'était pas au taf cet aprèm, donc est partie. Elle m'envoie un message dès qu'elle sort du bureau : "je suis anéantie...". Puis un second "Je ne pensais pas que tout allait aller aussi vite. Je danse sur des braises, j'ai un ballon de basket dans le ventre. Je ne supporte plus cette situation".
J'ai vraiment du mal à mettre de l'ordre dans mes idées mais d'écrire devrait m'aider à y voir plus clair, et ne plus fliper pour ça...Je mange avec M. à midi. Et l'inévitable n'a pu l'être, évité. Rapidement le sujet en est venu à etre abordé. Avec des pincettes car pudeur, fierté et haute estime de l'autre font que... ce ne fut pas évident. Je lui ai dit que je me sentais gêné d'être pris entre 2 feux, gêné de lui parler de ça. Lui m'a répondu "c'est dommage qu'on soit collègue"... Ce qui m'a énormément touché, soit disant en passant. J'ai été obligé, par honnêteté envers lui de lui dire que stagiaire n'allait pas bien et qu'elle m'avait envoyé un message qui me perturbait. Etant son supérieur, mais lui étant le mien, je lui ai dit que si la situation continuait dans ce sens, tout allait exploser. Il a confirmé. Il m'a dit qu'il voulait arrêter avec elle et devenir un queutard. Il me fait je vais trop te ressembler ça va être malsain aussi... J'ai confirmé. Il me dit qu'il ne peut pas choisir la voie de la manipulation. Que sa seule option est donc de rester lui : la destruction...
Nous avons parlé. A demi-mots. Son processus de destruction s'est enclenché. Il s'est séparé de sa copine avec qui il était depuis 6 ans. Nous avons quand même parlé. Plein de sous-entendus. On se ressemble tellement qu'on a du mal à se dire les choses.
J'ai toutefois pris les devants pour lui expliquer qui j'avais été, qui je suis maintenant. Car je suis très discret sur ma vie passée, celle du temps de la fac, du lycée, etc. Lui s'est peu livré. J'ai plus de maturité que lui. 3 ans de différence et plein de claques dans les dents font prendre du recul.
Nous sommes pareils. Tous les 3, nous sommes exactement pareils. Manipulateurs, charismatiques, orgueilleux, fiers, hyper sensibles, avec une soif de pouvoir énorme, avec une peur de réussite encore plus énorme. Avec les même centre d'intérêts. Les gens nous font confiance au premier coup d'oeil. On est border-line, extrème voire sans limite. Personne ne nous connaît vraiment, pas même nous. On a peu d'amis, mais de vrais amis sur qui on peut compter à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, dans n'importe quelle circonstance. On a tous un pouvoir dans les mains, immense, la possibilité de détruire la vie de tous les gens qu'on connaît, chose que nous avons fait tous les 3 lorsqu'on était jeunes.
On se connait tellement, on est tellement pareils qu'au moindre faux pas, on est prêts à se détruire les uns et les autres. Ca nous déchirerait. Mais on est prêts à le faire. Pour nous protéger mais pour faire du mal. Gratuitement ou non... peu importe! Faire du mal. On aime ça.
On en est à se méfier les uns des autres car on sait que tout peut exploser quand l'autre le désire...
J'ai fait un faux pas... et maintenant y se passe quoi?
M a fait un faux pas... et maintenant y se passe quoi?
Stagiaire a fait un faux pas... et maintenant y se passe quoi?
Tous les 3 à 20 minutes d'intervalles...
Et maintenant y se passe quoi?
NB : je vois Flo tout le week-end. je vais lui demander son avis. J'ai une vraie relation. ce qui est toutefois une bonne chose dans le trouble qui m'habite...
31 juillet 2009
Celui qui avait mangé Japonais
... et qui n'avait pas aimé, mais alors pas aimé du tout! J'aime pas la bouffe Asiastique en général. J'ai suivi mes collègues car ils ont insisté : résultat, je n'ai pas aimé mangé Japonais! Toute la société y était donc j'ai voulu jouer.
Nan mais c'est vrai, quand même : le Japonais c'est purement pas à mon goût! Pourtant, étrangement le poisson cru, je crains pas. Mais là, le Matsuri de Lyon, j'ai trouvé ça nul!
Pourtant, c'est réputé comme truc!
Le seul truc qui m'a amusé dans ce restau, c'est le tapis roulant où tu prends cque tu veux! Moi j'me suis contenté de 2 assiettes de sushi : un au saumon, un à je ne sais pas quoi... mais alors cque je sais c'est que j'ai pas pu le manger!
Donc au final, un Japonais pour 4€, je veux bien tous les jours! le seul truc que je veux pas tous les jours, c'est payer à bouffer à ma stagiaire : la cochonne, elle a bouffé pour 28€! C'est de bonne guerre, je l'aime bien! Elle m'éclate cte femme!
22 juillet 2009
Celui qui avait fait une soirée entre collègues
Je kiffe de plus en plus mes collègues. Je me suis incrusté dans un groupe avec lequel je m'entends vraiment bien et qui m'apprécie également.
Hier soir, j'ai été convié à une soirée pierrade chez ma collègue que j'aimais pas mais qu'en fait, j'adore!
Une petite dizaine, tous collègues, à passer la soirée dehors à se faire manger par des fourmis!
J'ai vraiment kiffé. Je commence à me lacher avec eux et j'ai des relations amicales avec M., celui auprès de qui je me suis outé y'a quelques semaines. Il m'a fait rire, d'ailleurs. "on fait vraiment les choses à l'envers ici. On a un pédé qui a une tête de pur hétéro et un hétéro qui a une tête de pur pédé (c'est lui!)"! I m'éclate! On a passé la soirée à se battre hier. Du coup, j'ai un bleu énorme sur le tibia! Enorme. Il est SM, il parle crûment comme j'aime. Du coup, avec lui je me lache complet. Jlui raconte mes plans culs et lui les siens (avec des meufs!).
Ce gars il est méga cultivé, un truc de fou, et hier, il était rond, il me fait "franchement, jcrois pas que je pouvais avoir un meilleur collègue que toi! t'es trop pas con et on se marre vraiment!". ca m'a fait très plaisir.
J'ai également découvert un autre collègue avec qui j'ai peu l'occasion de piailler car il est à un autre étage. Il est mignon, déjà. Et en plus, il est vraiment délirant. J'étais un peu sur la réserve avec lui mais franchement c'est plus que terrible! On s'est vanné toute la soirée mais il a gagné "tu ressembles à un mélange de Jean Réno et Jean Dujardin!". On me l'a dit des dizaines de fois. Et j'aime pas ça! J'aime pas qu'on me le dise!
Finalement, j'avais déjà les soirées entres collègues mais dans un bar quoi. Et là, les soirées comme ça, je les kiffe encore plus! Couché à 3h du mat, autant dire que notre retard d'une heure à tous était justifié (et tout le monde s'en fout, en plus! Jvais commencer à en profiter aussi des retards autorisés)
12 juin 2009
Celui qui se demandait comment tuer son stagiaire
Hier matin, quelle heureuse surprise lorsque j'arrive au bureau : mon stagaire n'est pas là. Mais alors pas là de chez pas là!
8h45, toujours rien, 9h idem. 9h15 également.
Quoiqu'habitué à ses retards quotidiens, je me dis qu'il y a un problème... Mon chef passe dans le bureau et je lui fais part de mon énervement et de ma lassitude face à l'attitude désinvolte de ce merdeux. Il avait déjà eu un rappel à l'ordre de ma part, de celle de mon chef et d'un gars d'une autre boîte du groupe... En un peu plus d'une semaine de temps, c'est pour dire!
Donc nous cherchons à la contacter... Sans réponse. Après plusieurs coups de fils et messages, je décide de transférer le dossier au DRH qui décide d'appeler mon stagiaire puis son école en me précisant que s'il n'est pas là le lendemain, donc aujourd'hui, il prendrait la porte.
Ca m'a énervé pour la journée... j'ai découvert en allant fouiller dans le taf qu'il était censé faire, qu'il n'avait posté que sur 1/3 des sites qu'il était censé gérer. Je n'avais pas eu le temps de vérifier... j'ai fait une erreur! Tant pis, ça m'apprendra. Les articles qu'il me faisait lire devaient être pris sur internet!
Bref, donc ce matin, 8h30, toujours personne! Dans la folie du cloisonnement de l'open space, du déménagement des bureaux, etc.,, j'ai checké mes mails pro et là, quelle surprise : mon stagiaire avait pensé que j'existais! J'avais non pas un mail, mais deux! Oui, tu lis bien : deux!
Le premier, daté de la veille à 23h45, m'expliquait qu'il avait eu un problème de santé mais qu'il n'avait pu prévenir car il avait perdu le numéro de la boîte... et qu'il serait sur pied aujourd'hui!
Le second, à 8h34, ce foutu stagiaire de merde me renvoie un mail pour me dire qu'il a eu une crise de drépanacytose dans la nuit et qu'il ne viendrait pas et qu'il avait envoyé
Cherchant les symptômes de cette maladie, je découvre qu'il devrait obligatoirement avoir les yeux jaunes et toujours être fatigué... Ce n'est pas le cas!
Donc ce stagiaire nous prend pour des cons car : 1. il a perdu le numéro de téléphone mais pas l'adresse (alors que le numéro est sur sa convention de stage...). ll m'envoie un mail à 23h45 (pourquoi pas avant?)!
2. il n'a jamais répondu aux quelques 6 ou 7 coups de fil étalés sur la journée et nous lui avions redonné le numéro.
3. il est flemmard!
4. il n'a pas apprécié que la veille je lui rappelle d'être à l'heure (alors que j'étais arrivé en retard, avec la bénédiction de mon chef le matin-même pour des raisons qui ne le regardait pas, ce stagiaire! (et c'était pour avoir internet, en plus!)).
5. il n'a pas les yeux jaunes et est en pleine forme! et son école n'a jamais entendu parler de ces crises...
6. le premier jour, il n'est pas venu, tout bonnement et ne nous a pas prévenu. Il ne s'est même pas excusé le jour de son arrivée!
Décision prise que nous allons lui donner encore une chance. Une semaine sans un seul retard, avec moi qui vais lui coller au train (merde! je vais plus pouvoir profiter de mon putain d'espace trop bien dans le bureau!). Un rapport toutes les heures, avec en plus obligation de rendre des comptes à toute la hiérarchie, du DRH au PDG de la boîte en passant par mon chef, mon pote-pseudo-à-moitié-chef et moi!
21 avril 2009
Celui qui s'était pris un fou rire
Entendu au bureau (je m'y ferai jamais...) :
L :"Est-ce que je pompe?" Réflexion... "Oui, j'ai envie de pomper donc : M. j'vais te pomper"
M : "Viens ma grosse! J'pense que Flo voudrait participer aussi!"
Flo : "Si je prends la place de L., alors"
Source de base: L. le bureau juste en face de moi au sujet de l'arbitrage d'un site qu'on a sorti vendredi (pour qu'elle se fasse plus de comission et nous sucre les nôtres...)!
Ce soir je suis devant la Nouvelle Star (et je t'emmerde si t'es pas content)! Peut-être aurais-je enfin la réponse à la question de nombreux internautes qui arrivent ici, à savoir : Philippe Manoeuvre est-il homo?
Dernière minute : le Prof est censé accueillir son meilleur pote à la place de moi dans la coloc... j'sais pas comment le prendre (son truc annoncé, pas le Prof, banane!).
08 avril 2009
Celui qui s'était enfilé un tube dans la bite
Bon, j'inaugure une nouvelle rubrique! Il le fallait bien! B'en oui, j'ai des collègues de travail maintenant! Et cette inauguration vaut le détour!
On parle beaucoup dans notre bureau! Placez 6 jeunes du même âge qui doivent gérer des sites, dont des sites de cul, ensemble... forcément, ça piaille!
Mon développeur (car oui, j'ai un dev attitré, moi!!! j'su la pièce centrale de la boîte!) me sort qu'il doit partir plus tôt à midi pour aller chez le médecin... Je m'en tape, je lui dis ok et voila, je me remets à produire le contenu de mon site! Mais en fait, finalement, ce qu'il me racontera en rentrant me fera plutôt très rire :
"je viens de subir l'examen médical le pire de ma vie! On m'a enfilé une tube dans un trou... Et c'est pas dans le trou de balle..." me fait-il discretos en me montrant son entre-jambe! Comme j'avais mon casque de musique sur les oreilles, je me suis pas rendu compte que je lui ai demandé très fort : "on t'a enfilé un tuyau dans la bite?"... Provoquant les questions de mes autres collègues... Le pauvre qui voulait être discret!
Les détails étant plutôt gores, je te les évite!